En août 2016, il y avait 86 loups identifiés, 22 femelles et 64 mâles. (selon l’article paru sur le site Chasse et Nature à lire ici).

 

Le WWF, organisme pour la protection de l’écosystème et de l’environnement en général, pète un câble, et approuve avec les services cantonaux de la chasse, le meurtre du loup M75 dans le canton des Grisons. (lire l’article du 25 avril 2017 de la Tribune de Genève).

 

La rivalité entre l’homme et le loup pour le gibier et les territoires a conduit à l’extermination de ce dernier dans une grande partie de l’Amérique du Nord et de l’Eurasie. Le loup a disparu de Suisse depuis déjà la fin du 17e siècle. Dans le nord du massif alpin, il a pu se maintenir jusque vers les années 1830 et dans le sud des Alpes et le Jura, jusqu’en 1871. Quelques spécimens d’origine inconnue ont également été tués en Suisse au cours du siècle précédent.

Les loups sont de retour en Suisse

Au début des années 1970, des spécialistes estimèrent qu’il restait environ 100 loups en Italie. Grâce à la protection juridique depuis 1976, à l’interdiction des appâts empoisonnés, à l’augmentation des proies et à un travail d’information ciblé, le loup a depuis doublé son territoire en Italie et a quadruplé en nombre. En 1985, ils ont pour la première fois été aperçus dans les environs de Gênes. La première preuve officielle de la présence du loup dans les Alpes maritimes françaises date de 1992. Cette évolution a conduit à l’arrivée du loup en Suisse par le sud depuis 1995. Suite à l’apparition de quelques animaux isolés, en général de jeunes loups mâles, ce n’est qu’une question de temps avant que des familles entières se forment – des meutes. Des femelles ont déjà été aperçues en Suisse, ce qui permettra la formation de familles.

Le retour du loup est source de conflits avec les intérêts des hommes. La cohabitation avec ce grand prédateur exige de la tolérance et la volonté de s’adapter. Ceci concerne avant tout les formes actuelles d’élevage des moutons: les animaux – contrairement à des traditions séculaires – paissent dans les Alpes sans surveillance. Les animaux domestiques non protégés sont pour ainsi dire une véritable aubaine pour le loup, puisqu’ils sont plus faciles à attraper que des animaux sauvages. C’est pourquoi le WWF Suisse soutient la protection des troupeaux .

Le projet initié par le WWF en 2000, «Protection des troupeaux dans les Grisons», s’est révélé une grande réussite. Depuis lors, quasiment aucun mouton n’a été tué par le prédateur. Lorsque des chiens de troupeaux interviennent dans les pâturages alpins, les promeneurs doivent observer certaines règles, étant donné que les chiens protègent leurs moutons sans compromis. Les troupeaux doivent être largement contournés si possible. Dans tous les cas, les personnes promenant leurs chiens doivent les tenir en laisse. Des panneaux informent des mesures à prendre. (article paru sur le site internet du WWF Suisse à lire ici).

 

En Valais, la situation est très difficile, en effet, le Canton du Valais est un canton d’agriculture et d’élevage. Malheureusement le loup y est détesté, les éleveurs de bétail voudraient éradiquer de manière définitive les individus présents sur le territoire malgré la convention de Berne qui protège le loup.

A l’heure actuelle, les éleveurs reçoivent 400.- francs (quelque soit le canton en Suisse) pour chaque tête de bétail envoyée à l’abattoir. En cas d’attaque d’un loup sur un troupeau (ce qui n’est pas toujours le cas, car des chiens sauvages font aussi pas mal de dégâts), ces éleveurs reçoivent également de l’État la même somme (400.- francs). Il est alors inutile de tirer sur les loups puisqu’il n’y a pas de perte financière.

Nous constatons que dans beaucoup de cas, les troupeaux ne sont pas protégés, pas de barrière, pas de chien de garde ou d’âne, alors qu’il existe des solutions relativement simple à mettre en place.

De plus, même dans un pays comme la Suisse il y a du braconnage, en février 2017, une louve a été tuée et retrouvée à Mayoux dans le Val d’Anniviers.
Le ministère public a ouvert une enquête pour retrouver le tireur. (lire l’article du 19 février de la RTS Info).

 

Dans le canton de Fribourg, le constat est tout aussi inquiétant voir alarmant. Fribourg est également un canton campagnard d’éleveurs. L’envie d’éradiquer le loup est tout aussi présente que dans le canton du Valais.
Et nous constatons également peu de mesures de protection du bétail.

EMPOISONNÉS
Outre une louve, les cadavres de six renards, un milan royal, un chat et un blaireau ont été découverts entre les 6 et 9 juin dans le même secteur. (lire l’article du 12 juin 2017 de la RTS Info).

Le canton de Fribourg épargne pour le moment « le loup de Bulle ». (lire l’article du 11 mai 2017 de la Tribune de Genève).

 


En France, la situation est aussi alarmante, la population du loup s’élève à environ 350 individus, il n’y est pas le bienvenu. Après avoir presque été éradiqué, il a été réintroduit sur le territoire.
Chaque année en France jusqu’en juin 2016, 36 loups ont été abattus. Pour la période 2016-2017, 42 ont été tués.
Il y a quelques semaines, le ministre de la transition écologique monsieur Nicolas Hulot a décidé d’augmenter le nombre à 40 pour le période de juillet 2017 à juin 2018.

Pour la période 2016-2017 voir ici (http://www.ferus.fr/actualite/loups-tues-en-france-au-cours-de-la-periode-2016-2017) les détails du nombre d’invidus tués par département.

 

Lire l’article du 31 décembre 2016 de la Tribune de Genève.